Les deux premières semaines
C'est là que tout se joue. Un programme qu'on n'a pas lancé franchement ne décolle jamais : les clients ne savent pas qu'il existe, et le commerçant conclut que « ça ne marche pas ».
- Parlez-en à chaque client, sans exception. Pas une affiche qu'on espère voir remarquée : une phrase. « Vous avez une carte chez nous ? C'est gratuit, ça prend dix secondes. » Les commerces qui démarrent fort sont ceux qui l'ont dit cent fois la première semaine.
- Mettez l'affiche là où le client attend. Pas derrière vous, pas sur la porte : à l'endroit exact où il patiente pendant que vous préparez sa commande. C'est le seul moment où il cherche quelque chose à regarder.
- Activez un bonus de bienvenue. Quelques points offerts à la création de la carte. Une carte qui démarre à zéro donne l'impression d'un chemin trop long ; une carte qui démarre déjà entamée donne envie de continuer.
- Visez vos habitués d'abord. Ceux qui viennent déjà toutes les semaines sont les plus faciles à convaincre, et ce sont eux qui en parleront aux autres.
Au comptoir, le geste qui compte
Le scan prend deux secondes. Ce qui prend dix secondes de plus, et qui rapporte, c'est ce que vous dites pendant.
- Lisez la phrase que l'application vous souffle. Quand vous scannez une carte, FIDYAL vous indique quoi dire : « encore deux passages et c'est offert », « votre récompense est prête ». Ce n'est pas un gadget — c'est ce qui transforme un scan silencieux en raison de revenir.
- Le premier passage est le plus important. C'est le moment où le client décide si cette carte compte pour lui. Prenez trente secondes pour lui expliquer ce qu'il gagne et quand.
- Ne faites jamais attendre pour un scan. S'il y a la queue, encaissez d'abord. Un programme de fidélité qui ralentit le service finit par être abandonné par le commerçant lui-même.
Trois réglages qui évitent des ennuis
Ils se trouvent tous dans vos paramètres, et se changent à tout moment.
- Le plafond quotidien. Il empêche qu'un même client cumule dix fois dans la journée. Sans lui, quelqu'un qui achète cinq fois le matin vide votre programme sans être plus fidèle pour autant.
- L'expiration des points. Facultative, et c'est un vrai choix : sans elle, vous accumulez une dette ouverte indéfiniment. Avec elle, vous créez une raison de revenir avant l'échéance. Si vous l'activez, annoncez-la clairement — une mauvaise surprise sur des points perdus coûte plus cher que les points.
- Un code pour chaque employé. Si quelqu'un d'autre que vous tient la caisse, donnez-lui son propre code à quatre chiffres. Vous saurez qui a encaissé quoi, et il n'aura accès ni à votre chiffre d'affaires ni à votre liste de clients.
Faire revenir ceux qui s'éloignent
C'est l'usage le plus rentable de FIDYAL, et le plus souvent oublié. Un client qui espace ses visites ne vous le dit pas : il disparaît.
- Regardez qui n'est pas venu depuis 30 jours. Le segment existe déjà dans votre tableau de bord. Un message à ce groupe-là rapporte davantage qu'un message à tout le monde.
- Souhaitez les anniversaires. Si vous enregistrez la date, l'application vous les signale. Une attention ce jour-là se retient longtemps, et coûte le prix d'un café.
- Rappelez les récompenses non utilisées. Un client qui a gagné quelque chose et ne l'a pas pris est un client qui a une raison de revenir et l'a oubliée.
- N'écrivez pas trop. Une fois par semaine au maximum, et seulement avec quelque chose à dire. Un commerçant qui écrit trop est un commerçant qu'on cesse de lire.
Remplir sa fiche, vraiment
Photos, horaires, adresse, description, catalogue : chaque élément rempli vous fait remonter dans « Explorer », l'annuaire où les clients découvrent les commerces autour d'eux. Une fiche vide n'est trouvée par personne. C'est le seul critère de classement que vous maîtrisez entièrement.
Regarder les bons chiffres
Vous n'avez pas besoin de tout lire. Deux indicateurs suffisent la plupart du temps.
- Le taux de retour. C'est le seul qui dise si votre programme fonctionne. S'il monte, vous fidélisez. S'il baisse, quelque chose s'est cassé — avant même que le chiffre d'affaires ne le montre.
- Le coût de vos récompenses, en face de ce qu'elles ont ramené. Si vous créez une offre, renseignez ce qu'elle vous coûte par utilisation : sans ce chiffre, aucun bénéfice ne peut être calculé, et vous pilotez à l'aveugle.